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	<title>CINEMA/SERIE</title>
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		<title>Dossier « Les Misérables » à l&#8217;écran 2/4 : film de Robert Hossein</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 21:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[DES CAISSES ET DES CAISSES Robert Hossein, qui n&#8217;a jamais été un immense cinéaste, s&#8217;emparait]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img width="543" height="718"  alt="" class="wp-image-2382 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/08/hossein.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/08/hossein.jpg 543w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/08/hossein-227x300.jpg 227w" sizes="(max-width: 543px) 100vw, 543px" /></figure>



<p><strong>DES CAISSES ET DES CAISSES</strong></p>



<p><strong>Robert Hossein, qui n&rsquo;a jamais été un immense cinéaste, s&#8217;emparait en 1982 du roman de Victor Hugo pour en proposer son adaptation. Flanqué d&rsquo;Alain Decaux pour le dialogue, il livrait un film poussif, emphatique, à l&rsquo;image de ses pièces de théâtre et saupoudré de cette esthétique slave pas toujours très nuancée. Malgré quelques beaux moments que souligne une magnifique musique de Michel Magne, ces 3h40 s&rsquo;avèrent bien longues et aussi figées que le jeu décidément toujours aussi monolithique de Lino Ventura. </strong></p>



<p>Bien connu pour ses <strong>mises en scène de théâtre pharaoniques</strong> qui faisaient intervenir le public pour le vote en faveur ou pas du personnage historique évoqué, Robert Hossein, fut également un très bon comédien, notamment chez <strong>Julien Duvivier, Claude Autant-Lara, Claude Lelouch et même Sergio Leone</strong>. Auteur d&rsquo;une quinzaine de films comme cinéaste, il se montre très vite, dès sa première mise en scène pour le 7ème art, happé par <strong>cet expressionnisme auquel ses origines slaves</strong> ne sont pas étrangères. Né d&rsquo;un père russe et d&rsquo;une mère moldave, il restera très proche de cette ascendance, non seulement en épousant Marina Vlady (la plus célèbre des soeurs Poliakoff) mais en accrochant à son parcours artistique « Le Cuirassier Potemkine », « Les bas-fonds » (Maxime Gorki), deux fois « Crime et châtiment » (Dostoïevski), le personnage de Raspoutine pour ne citer que ceux-là. <strong>Sans oublier Tania Balachova, la comédienne russe qui le prendra sous son aile pendant la Seconde Guerre mondiale.</strong></p>



<p><strong>DU MÉLO À OUTRANCE</strong></p>



<p>Pas très étonnant que cet art de l&rsquo;exacerbation des sentiments ait mené Hossein à s&rsquo;intéresser au roman de Victor Hugo, d&rsquo;abord au théâtre puis au cinéma. Le romantisme romanesque d&rsquo;Hugo est un terreau idéal pour lâcher la bonde à <strong>des séquences outrancières de mélo facile</strong> et Hossein ne s&rsquo;en prive pas davantage que de puiser dans le cinéma russe ces plans classiques expressionnistes (le gros plan sur Ventura soulevant de sa force herculéenne une voiture pour en libérer un homme coincé et qui le trahira aux yeux de Javert) vus chez <strong>Einseistein, Kalatozov ou Tchoukhraï</strong>. </p>



<p>Mais tout cela ne serait rien si le film ne semblait pas si long et ne souffrait d&rsquo;une inévitable comparaison avec les autres versions, notamment celle de Jean-Paul Le Chanois. Si l&rsquo;on excepte la très belle séquence des barricades (<strong>au ralenti pour en accentuer la dramatisation, bien sûr</strong>) qui se solde par la mort de Gavroche, force est de constater qu&rsquo;on s&rsquo;ennuie quand même souvent et ce, malgré un respect louable au roman. Mais là où Le Chanois, flanqué de comédiens hors pairs, réussissait à nous captiver dès les premières images, <strong>Hossein nous lasse presque dans les secondes qui suivent le générique</strong>, notamment en faisant intervenir Hugo de manière peu utile. </p>



<p><strong>DE BONS COMÉDIENS MAL DIRIGÉS</strong></p>



<p>Le montage, pas très alerte, n&rsquo;aide pas plus que dialogue très ampoulé signé pourtant d&rsquo;un des grands biographes d&rsquo;Hugo, Alain Decaux, mais le gros bémol reste l&rsquo;interprétation. Définitivement monolithique, Lino Ventura, malgré la « gueule de l&#8217;emploi » ne tient pas la route et ne laisse aucune nuance de jeu et Jean Carmet, toujours à chouiner (<strong>certes il a joué dans « Comment réussir dans la vie quand on est con et pleurnichard » mais tout de même</strong>&#8230;) n&rsquo;est pas un Thénardier bien crédible. Michel Bouquet, pourtant comédien génial, accuse également une rigidité qui efface tout le caractère mielleux et pervers que Bernard Blier rendit si brillamment du personnage de Javert.</p>



<p>Un film qui, malgré un budget colossal et record pour l&rsquo;époque, ne parvient pas à nous faire vibrer et sentir la ferveur du roman ni sa profonde humanité. </p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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		<title>Dossier « Les Misérables ».   au cinéma, 1/4 : film de Jean-Paul Le Chanois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 12:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
		<category><![CDATA[LITTERATURE]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[LE CLASSICISME AU SOMMET Le tournage d&#8217;une nouvelle adaptation des « Misérables », l&#8217;oeuvre colossale de Victor]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img width="600" height="800"  alt="" class="wp-image-2316 lws-optimize-lazyload" style="width:556px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/LES-MIS.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/LES-MIS.jpg 600w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/LES-MIS-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">LE CLASSICISME AU SOMMET</h2>



<p><strong>Le tournage d&rsquo;une nouvelle adaptation des « Misérables », l&rsquo;oeuvre colossale de Victor Hugo (1862), a démarré en France sous la direction de Fred Cavayé (« Le Jeu », « A bout portant », « Pour elle »). L&rsquo;occasion de revenir sur ce que le cinéma français a fait à quatre reprises de ce roman majeur mondialement connu et traduit. Le premier volet portera sur la version de Jean-Paul Le Chanois de 1958. Un film qui s&rsquo;inscrit dans la pure tradition de ce qu&rsquo;on a appelé « la qualité française » ou « l&rsquo;académisme du cinéma français des années 50 » mais qui n&rsquo;est toutefois pas exempt de nombreuses qualités, bien au contraire. </strong></p>



<p>Avec près de 40 adaptations au cinéma, « Les Misérables », le monumental roman de Victor Hugo, sans détenir de record ni pour l&rsquo;oeuvre ni pour son auteur, fait cependant figure de grand inspirateur des scénaristes et cinéastes. Hugo se classe parmi les dix auteurs les plus adaptés à l&rsquo;écran, William Shakespeare tenant, au théâtre comme au cinéma, la première place de ce palmarès dans lequel figurent également <strong>Agatha Christie, Alexandre Dumas, Stephen King ou encore Alberto Moravia</strong>. </p>



<p>Si l&rsquo;on se place du point de vue des romans, <strong>« Les Misérables » fait également partie des oeuvres qui ont le plus inspiré les artistes de cinéma </strong>au même titre que « Roméo et Juliette » et « Hamlet », avec toutefois un plus grand éloignement pour le premier dont les adaptations libres (« West Side Story ») sont plus nombreuses que chez Hugo. Le chef de file du romantisme, avec ce roman colossal écrit à 60 ans, en impose encore et rares sont les cinéastes qui se sont écartés de cette histoire pour en livrer une version très personnelle et/ou ultra moderne. <strong>Claude Lelouch est probablement le seul à s&rsquo;y être aventuré</strong>, avec un film assez contestable, là où Tchekhov, Zola, Maupassant ou encore Dostoëivski ont motivé des adaptations très libres (« La Mouette » devenue un film sur le cinéma avec « La petite Lili » de Claude Miller, « La curée » chez Roger Vadim qui se déroule dans les années 70 avec des Caravelle striant le ciel, <strong>« Boule de Suif » en version western chez John Ford</strong> avec « La chevauchée fantastique » et « Crime et châtiment » version XXème siècle chez Georges Lampin où Razkolnikov devient&#8230; Georges Brunel). </p>



<p><strong>UN FILM DANS SON ÉPOQUE</strong></p>



<p>Rien d&rsquo;étonnant par conséquent que cette déférence envers celui que Brassens surnommait « Le père Hugo » ait motivé un cinéaste tel que Jean-Paul Le Chanois qui en a réalisé une version que d&rsquo;aucuns trouvent archi académique et représentative de cette <strong>« qualité française » selon l&rsquo;expression souvent chargée d&rsquo;une certaine condescendanc</strong>e. Là où Raymond Bernard, en pleine décennie du réalisme poétique des années 30, proposait une version (dont nous reparlerons ultérieurement) totalement en phase avec l&rsquo;époque des films de Carné, Renoir et autres Duvivier, Jean-Paul Le Chanois inscrit son adaptation dans cette décade que les jeunes loups de la <strong>Nouvelle Vague</strong> fustigeront dès 1954 sous la plume de François Truffaut dans « Les Cahiers du cinéma ». </p>



<p>Jean-Paul Le Chanois, de son vrai nom Jean-Paul Dreyfus, fut de ceux qui intégrèrent la Continental Films, cette société de production allemande créée dans Paris occupée en 1940 et dirigée par Alfred Greven sous les ordres de Joseph Göbbels, ministre de la propagande d&rsquo;Hitler. Pour ce faire, il changea bien sûr de nom pour emprunter celui de son épouse. <strong>Cet acte de résistance, conjugué à son idéal politique fortement porté à gauche</strong>, crédibilise évidemment la présence de cette adaptation des « Misérables » dans sa filmographie. </p>



<p><strong>STENDHAL, ZOLA, MAUPASSANT, DOSTOÏEVSKI</strong></p>



<p><strong>Les années 50</strong>. Le cinéma, qui a tourné au ralenti pendant la guerre, redevient le divertissement phare des Français qui ont besoin de rêve, de choses positives, de belles images, de beaux costumes. En un mot : de belles histoires. Quoi de mieux que d&rsquo;aller chercher dans la littérature matière à faire de beaux films ? C&rsquo;est ainsi que de nombreux romans du XIXème siècle vont fleurir sur les écrans :  <strong>« Le rouge et le noir » et « L&rsquo;auberge rouge »</strong> (Autant-Lara), « L&rsquo;assommoir » (qui devient « Gervaise » chez René Clément), « Notre-Dame de Paris » (Delannoy), « Crime et châtiment », « Les nuits blanches » (Georges Lampin et Luchino Visconti), <strong>« Pot Bouille » </strong>(Julien Duvivier). Sans oublier, pour les auteurs du siècle suivant, les nombreuses adaptations de <strong>Georges Simenon.</strong> </p>



<p>De beaux costumes, de chatoyants décors, une distribution cinq étoiles, une musique bien léchée, une image hyper soignée et des cadrages classiques. Un travail propre, indéniablement. Trop propre, diront les contempteurs. Et pourtant&#8230;</p>



<p><strong>FIDÈLE À TOUT PRIX</strong></p>



<p>Si l&rsquo;on écoute le cinéaste dans les compléments de programme du double DVD qui présente le film dans une version restaurée vraiment magnifique, il a opté pour ce qui semble <strong>le mot d&rsquo;ordre de toute sa vie artistique et politique : la fidélit</strong>é. Chaque personnage du film fait l&rsquo;objet d&rsquo;un travail d&rsquo;écriture extrêmement soigné notamment grâce aux dialogues co-signés René Barjavel, l&rsquo;auteur de « Ravage » et « La nuit des temps » bien connu des cinéphiles grâce à ses collaborations avec Duvivier (dont les deux « Don Camillo » qu&rsquo;a réalisés le cinéaste), Visconti (« Le Guépard »), Cayatte (« Les chemins de Katmandou »), Verneuil (« Le mouton à cinq pattes ») et&#8230; Jean-Paul le Chanois pour « Le cas du Docteur Laurent » déjà avec Gabin.</p>



<p><strong>Valjean, Javert, Fantine, Cosette, Marius, Gavroche et les épouvantables Thénardier,</strong> dont le nom est entré dans le langage courant pour désigner des êtres habités de méchanceté et de cupidité, vont donc occuper ces trois heures de spectacle non-stop. Les grandes pages du roman, de l&rsquo;arrestation de Jean Valjean à la quête d&rsquo;eau de la petite Cosette, de la mort de Gavroche sur les barricades au marchandage ignoble des Thénardier pour lâcher la gamine, sont donc bien présentes et constituent tout comme chez Hugo, <strong>des scènes mémorables</strong>. Un peu comme dans les plus fidèles adaptations de « Anna Karenine » de Tolstoï, les points de passage obligés (l&rsquo;arrivée en gare d&rsquo;Anna, sa rencontre avec Vronski, le mariage de Kitty et Levine, la déchéance puis la mort d&rsquo;Anna) n&rsquo;ont pas été éludés et la construction finalement très cinématographique des romans va alimenter et, dans une certaine mesure, faciliter le travail des scénaristes. </p>



<p><strong>CETTE PETITE PHRASE&#8230;</strong></p>



<p>Ainsi que l&rsquo;explique Delphine Gleizes dans les bonus, Le Chanois, communiste avéré, ne va toutefois pas se contenter de reprendre les thèmes du romancier dans son film mais va y ajouter sa petite touche. Ainsi cette petite phrase <strong>« A chacun ses besoins »</strong> qui peut sembler anodine mais se charge de sens dans la bouche du révolutionnaire Marius (Gianni Esposito, très bon) juste après l&rsquo;évocation de son dessein de « détruire la misère », phrase hugonienne à plus d&rsquo;un titre, et qui n&rsquo;est autre que <strong>la devise du Parti communiste. </strong></p>



<p><strong>Le choix des comédiens,</strong> qui constitue indéniablement le très grand atout de cette fresque, emprunte le même sillon revendicateur du cinéaste. Et même si <strong>Bourvil</strong>, aussi génial qu&rsquo;inattendu dans le rôle de Thénardier, surprend, il n&rsquo;en reste pas moins un comédien immensément populaire dans une composition qui l&rsquo;est tout autant. <strong>L&rsquo;immense Sylvia Montfort</strong>, la plus célèbre Chimène de l&rsquo;histoire du théâtre français aux côtés de Gérard Philipe, est une sublime Éponine Thénardier mais fut également, comme son metteur en scène, une résistante émérite. <strong>Bernard Blier</strong>, devenu très populaire dès « Hôtel du Nord » de Carné, est un impeccable Javert, aussi droit que roublard, vindicatif jusqu&rsquo;à la folie suicidaire.</p>



<p>Mais c&rsquo;est bien sûr<strong> la stature de Jean Gabin </strong>qui en impose le plus. Le comédien qui fut un des émissaires du <strong>Front Populaire</strong> à travers ses rôles dans les années 30 (« La belle équipe », « Pépé le Miko ») et qui aurait été un magnifique Hugo dans un biopic consacré au romancier, parvient, malgré l&rsquo;ampleur du rôle, à <strong>ne jamais tirer à soi la couverture </strong>et à faire parler les silences autant que les mots. Son interprétation chez Le Chanois (avec lequel il tourna « Le cas du docteur Laurent » et qu&rsquo;il retrouvera dans « Le jardinier d&rsquo;Argenteuil » et « Monsieur ») force l&rsquo;admiration, loin des rôles dans lesquels il finira par se fossiliser dans les années 60/70. </p>



<p>Même si la version initiale de plus de 5 heures a été réduite presque de moitié, celle que propose René Chateau dans ce double DVD assorti de jolis compléments n&rsquo;en demeure pas moins plus qu&rsquo;honorable car elle mène là où toute adaptation cinématographique d&rsquo;une oeuvre littéraire devrait mener : <strong>l&rsquo;irrépressible envie de (re)prendre en mains le livre&#8230;</strong></p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>« Les Misérables » de Jean-Paul Le Chanois, 1958. Durée : 3h00 Avec Jean Gabin, Danièle Delorme, Bourvil, Bernard Blier, Sylvia Montfort, Serge Reggiani. Scénario : Jean-Paul Le Chanois et René Barjavel. </p>



<p>Bonus DVD : interview de Jean-Paul Le Chanois et Bernard Blier au moment du tournage et analyse du film par Arnaud Laster, président de la société des amis de Victor Hugo et Delphine Gleizes. </p>



<p> </p>
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		<title>DVD : « La Chambre d&#8217;à côté » de Pedro Almodovar</title>
		<link>https://karangou-info.com/dvd-la-chambre-da-cote-de-pedro-almodovar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 08:26:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[LE CINÉMA DANS TOUS SES ÉCLATS Celui qu&#8217;on nomme le Pape de la Movida livrait]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="768" height="1024"  alt="" class="wp-image-2321 lws-optimize-lazyload" style="width:548px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/lamo-768x1024.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/lamo-768x1024.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/lamo-225x300.webp 225w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/lamo.webp 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">LE CINÉMA DANS TOUS SES ÉCLATS</h2>



<p><strong>Celui qu&rsquo;on nomme le Pape de la Movida livrait l&rsquo;an dernier à 75 ans un de ses plus beaux opus, comme un film somme de tout son cinéma, convoquant ses crédos fétiches tout en s&rsquo;offrant une salvatrice traversée de l&rsquo;Atlantique puisque ce 23ème long-métrage est aussi son premier tourné en langue anglaise. Une réussite majeure où la Camarde rode plus que d&rsquo;habitude mais avec la vie comme point d&rsquo;orgue. Et pour les cinéphiles, un véritable jeu de pistes de références au 7ème art. </strong></p>



<p>J<strong>amais évoqué dans les revues de presse,</strong> le titre est pourtant à lui seul un premier indice vers le jeu de piste cinéphilique que propose Almodovar avec ce nouvel opus. « La chambre d&rsquo;à côté », contraction de <strong>« La chambre verte » </strong>(qui ne parle que de la mort) et <strong>« La Femme d&rsquo;à côté » </strong>(une histoire d&rsquo;amour à mort), deux oeuvres de celui qui aimait les femmes, <strong>François Truffaut</strong>. Le cinéaste avait d&rsquo;ailleurs déjà utilisé ce procédé avec « Tout sur ma mère », référence directe à « All about Eve » de Mankiewicz. </p>



<p><strong>D&rsquo;UNE INGRID À L&rsquo;AUTRE</strong></p>



<p>Si le personnage qu&rsquo;interprète aussi magistralement Julianne Moore s&rsquo;appelle Ingrid, ce n&rsquo;est probablement pas le simple fruit du hasard, les deux femmes allant voir au cinéma <strong>« Le voyage en Italie » </strong>de Rossellini dans lequel joue l&rsquo;épouse du cinéaste, <strong>Ingrid Bergman</strong>, elle-même à l&rsquo;affiche du célèbre <strong>« Pour qui sonne le glas »</strong> de Sam Wood d&rsquo;après le roman d&rsquo;<strong>Ernest Hemingway</strong> auquel Almodovar fera allusion puisqu&rsquo;il est aussi beaucoup question de littérature et d&rsquo;écriture dans son film. Martha, sur le point de mourir d&rsquo;un cancer, est reporter de guerre et son amie Ingrid romancière. Leur amitié va se consolider, lorsqu&rsquo;elles vont s&rsquo;enfermer dans une superbe maison, sur la base aussi de leur passion pour les arts. </p>



<p>Si ces multiples références artistiques ne sont pas au coeur du sujet, elles sont, comme souvent chez le cinéaste espagnol, <strong>un point essentiel dans l&rsquo;élaboration de ses personnages</strong> et justifient pleinement les partis pris esthétiques qui ont depuis quatre décennies, forgé la « Almodovar&rsquo;s touch » comme jadis celle de Lubitsch bien connue. Ainsi qu&rsquo;il l&rsquo;explique d&rsquo;ailleurs dans les compléments de programme, le choix des couleurs domine. <strong>Et si le rouge, sa couleur préférée </strong>dont il nimbe nombre de ses films jusqu&rsquo;aux affiches parfois (« Tout sur ma mère » notamment), reste plus absent cette fois-ci, il en colore l&rsquo;élément clé du décor, la porte de la chambre du titre, point de focalisation d&rsquo;Ingrid selon un code convenu avec son amie : si la porte est fermée au petit matin, cela signifiera qu&rsquo;elle a avalé la pilule du grand départ&#8230;</p>



<p><strong>Cette mise en scène de son propre trépas </strong>du personnage de Martha (sublime Tilda Swinton) constitue l&rsquo;élément fort du film et vers lequel tout converge. Le cinéaste ne va pourtant pas plomber son propos ni assommer le spectateur de ce que la mort peut faire naître d&rsquo;angoisses existentielles comme le fait, magistralement d&rsquo;ailleurs, Nanni Moretti avec « La chambre du fils » (encore une chambre&#8230;). Comme un pied-de-nez à la Camarde, <strong>presque un « trompe la mort » cher à Brassens</strong>, le pape de la Movida, va constamment se tourner vers la vie. La vie et l&rsquo;espoir. <strong>La plus petite particule d&rsquo;espoir se transforme en une explosion de vie,</strong> une rage de saisir l&rsquo;instant et d&rsquo;en déguster toute la substance. </p>



<p><strong>UN FILM ESPAGNOL EN ANGLAIS</strong></p>



<p>Dès les premiers instants, le cinéaste nous capte, nous prend par la main avec cette séquence d&rsquo;ouverture où Ingrid dédicace son nouveau roman. <strong>Jusqu&rsquo;à la toute dernière image, il nous embarque dans les dédales de son imagination toujours aussi fertile</strong>, nous faisant comme toujours, avaler des couleuvres scénaristiques qui feraient sourire de condescendance si elles émanaient d&rsquo;un autre. Mais dans sa folie créatrice, <strong>Almodovar n&rsquo;oublie jamais le citoyen qu&rsquo;il est,</strong> l&rsquo;homme « aware » du monde dans lequel il vit et, nous reposant les pieds sur terre pour mieux renvoyer la tête dans les nuages l&rsquo;instant suivant, il n&rsquo;a de cesse de nous ballotter entre deux. Deux femmes qui s&rsquo;aiment et se déchirent, deux mondes qui se télescopent, deux chambres, deux états (vie et mort) mais aussi deux continents, le cinéaste n&rsquo;ayant, malgré la langue anglaise et ces deux stars hollywoodiennes, jamais oublié son Espagne natale. Son film, qui réserve des moments d&rsquo;émotion brute et pure et qui a reçu <strong>le Lion d&rsquo;Or lors de la Mostra de Venise en 2024</strong>, reste en effet bel et bien un film de sa péninsule ibérique et jamais un produit de la presqu&rsquo;ile californienne&#8230;</p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>« La chambre d&rsquo;à côté », de Pedro Almodovar avec Julianne Moore, Tilda Swinton, John Turturro (2024) en DVD, Blue Ray et sur les plateformes de téléchargement. Avec en complément de programme l&rsquo;interview publique du cinéaste et des deux comédiennes.</p>



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<iframe title="La Chambre d’à côté - Bande-annonce officielle HD" width="640" height="360"  frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.youtube.com/embed/41YRoaUsf6U?feature=oembed"></iframe>
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		<title>DVD « L’Affaire Vinča Curie » de Dragan Bjelogrlic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 17:32:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[LES RISQUES DU MÉTIER Une coproduction franco-balkanique particulièrement séduisante qui soulève des quantités de questions]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="768" height="1024"  alt="" class="wp-image-2294 lws-optimize-lazyload" style="width:598px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/affare-768x1024.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/affare-768x1024.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/affare-225x300.webp 225w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/affare.webp 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>LES RISQUES DU MÉTIER</strong></p>



<p><strong>Une coproduction franco-balkanique particulièrement séduisante qui soulève des quantités de questions sur un fond historique omniprésent. La science au coeur du sujet ne phagocyte pourtant pas pour autant une très belle histoire d&rsquo;amitié qui offre de grands moments de pure émotion. Une réussite qui mériterait de connaître une seconde vie après un échec injuste dans les salles de cinéma. </strong></p>



<p><strong>La science constitue à la fois tous les espoirs et les pires dangers</strong>, disait Jean Rostand. Quand un réacteur nucléaire pète et irradie les scientifiques qui se trouvent en son coeur, où est l&rsquo;espoir ? C&rsquo;est ce que propose ce film magnifique produit par trois pays de l&rsquo;ex-Yougoslavie (Slovénie, Macédoine, Serbie). Nous sommes en pleine guerre froide, le Maréchal Tito règne sur ce pays qu&rsquo;il a unifié de ses mains. Dans la course à l&rsquo;armement, le plus important pays des Balkans entend tenir sa place mais tout va dérailler. Un exercice poussé trop loin et c&rsquo;est la cata. Cinq victimes sont envoyées en France à l&rsquo;Institut Pierre et Marie Curie pour une tentative de guérison. </p>



<p><strong>UN RYTHME SOUTENU</strong></p>



<p><strong>Avec une construction volontairement binaire </strong>qui permet des flashbacks itératifs de l&rsquo;accident imminent en alternance avec les séquences dans un présent de narration forcément historique à nos yeux, le cinéaste va insuffler <strong>un rythme soutenu</strong> à son film et procéder à toute une série d&rsquo;enchâssements. Science et conscience, boulot et amitié, espoir et désillusion vont ainsi faire la part belle à ce long-métrage venu d&rsquo;une contrée qui, <strong>bien qu&rsquo;à seulement quelques heures d&rsquo;avion de la France, </strong>fait moins parler d&rsquo;elle en matière de cinéma (surtout depuis que Kusturica ne fait plus rien) que de géopolitique. </p>



<p><strong>L&rsquo;élégance de la mise en scène</strong>, qui ne résiste pas à évoquer cette rigueur froide soviétique notamment avec des plans de décors où règne une parfaite symétrie, <strong>conjugue aussi le verbe aimer avec ce mélange de pudeur et de folie si typiquement slave</strong>. Ainsi cette séquence improvisée de danse lorsque résonne un chant balkanique sur la radio et à laquelle se livrent les irradiés, visages émaciés plus morts que vivants, se révèle aussi bouleversante que puissamment signifiante quant à la place qu&rsquo;occupe le mental dans toute procédure de guérison.</p>



<p><strong>DES COMÉDIENS EXCELLENTS</strong></p>



<p>Le dilemme au coeur du propos (tenter sur des hommes ce qui n&rsquo;a pas marché sur des souris), phénomène on ne peut plus binaire, va insuffler cette dose d&rsquo;espoir propre à toute entreprise à haut risque, surtout lorsque celle-ci repose sur des faits tenus ultra-secrets. <strong>Sans manichéisme et avec une part belle d&rsquo;humanisme</strong>, le cinéaste, qui par ailleurs dirige magnifiquement ses comédiens (Alexis Manenti en tête, vu dans « Les Misérables »), nous livre <strong>un film fort, aux images parfois choquantes</strong> voire insoutenables, mais n&rsquo;est-ce pas là aussi le prix de l&rsquo;avancée scientifique ?</p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>L’Affaire Vinča Curie, de Dragan Bjelogrlic (2024), 1h40</p>



<p>Avec Alexis Manenti, Rdivoye Bukvic, Jérémie Laheurte, Jovan Jovanovic, Alise Radkovic, Lionel Abelnanski, Anne Serra. </p>



<p>En DVD et sur les plateformes de téléchargement</p>



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		<title>DVD : « Conclave » de Edward Berger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 15:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[LE PAPE EST MORT, VIVE LE PAPE ! Malgré une minutieuse reconstitution d&#8217;un lieu très]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="755" height="1024"  alt="" class="wp-image-2288 lws-optimize-lazyload" style="width:602px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/conclave-755x1024.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/conclave-755x1024.webp 755w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/conclave-221x300.webp 221w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/conclave-768x1042.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/07/conclave.webp 796w" sizes="(max-width: 755px) 100vw, 755px" /></figure>



<p><strong>LE PAPE EST MORT, VIVE LE PAPE !</strong></p>



<p><strong>Malgré une minutieuse reconstitution d&rsquo;un lieu très peu accessible au public, un soin particulier accordé aux costumes et une distribution de haut vol avec un Ralph Fiennes puissamment habité, voilà un thriller qui s&rsquo;enlise par manque de rythme et n&rsquo;hésite pas à flanquer son propos d&rsquo;absurdités rares&#8230;.</strong></p>



<p>Le pape vient de mourir. Les cardinaux se réunissent pour élire le prochain. Chaque étape du scrutin fait l&rsquo;objet de machinations les plus diaboliques qui soient. Tous les coups sont permis pour évincer les concurrents, sans parler que le défunt avait caché quelque chose que l&rsquo;organisateur de l&rsquo;élection doit absolument découvrir avant la désignation du nouveau souverain pontife. </p>



<p><strong>TOUT POUR PLAIRE</strong></p>



<p>Réalisateur bien connu pour ses séries tournées outre-Rhin, <strong>Edward Berger nous livre un thriller qui a tout pour plaire</strong> : un sujet pas si souvent abordé, une intrigue qui le pimente d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il demeure un des faits les plus opiniâtrement gardés secrets. Hélas, du thriller ne reste pas grand-chose, <strong>le rythme inhérent au genre ayant passablement déserté l&rsquo;écran</strong>. Filmé sans génie et même sans grand talent, ce « Conclave » pourtant doté d&rsquo;énormes moyens savamment utilisés pour la confection des décors et des costumes, s&rsquo;enlise par ailleurs dans <strong>une adjonction de faits d&rsquo;une assez rare débilité</strong>. </p>



<p>Que viennent faire en effet ces histoires d&rsquo;attentat islamiste au milieu de la grand-messe d&rsquo;élection du souverain pontife, sans parler de cette idée qui se veut féministe d&rsquo;avoir coller un utérus à l&rsquo;heureux élu ? <strong>Du féminisme aussi rentre-dedans et amené avec l&rsquo;élégance et la légèreté d&rsquo;un AMX 30</strong> (PS : un char d&rsquo;assaut) ne devrait guère servir d&rsquo;étendard à nos Despentes et autres passionaria de la cause. </p>



<p><strong>UNE IMAGE MAGNIFIQUE</strong></p>



<p>Tout cela est d&rsquo;autant plus dommage que <strong>l&rsquo;image est magnifique et les comédiens réalisent tous une belle performance</strong>, Ralph Fiennes et l&rsquo;excellente Isabella Rossellini en tête. Mais cela ne suffira pas pour hisser bien haut ce film au firmament des grandes oeuvres ayant pénétré les voies du seigneur, qu&rsquo;il s&rsquo;agissent du chef-d&rsquo;oeuvre de Pialat « Sous le soleil de Satan » ou « La loi du silence » d&rsquo;Hitchcock pour ne citer que ces deux-là&#8230;</p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>« Conclave » de Edward Berger, 2024, 2h00. </p>



<p>En DVD et sur les plateformes de téléchargement.</p>



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		<title>« ABALO ET AFI » DE Mimi BOSSOU-SOEDJEDE, à l&#8217;Institut français le 19 juin 2025</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 16:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[UN PREMIER LONG PROMETTEUR Venue présenter son premier long-métrage dans l&#8217;auditorium de l&#8217;IFT, Mimi Bossou-Soedjede]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-2269 lws-optimize-lazyload" style="width:755px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-1024x683.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-1024x683.jpg 1024w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-300x200.jpg 300w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-768x512.jpg 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-1536x1024.jpg 1536w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0775-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>UN PREMIER LONG PROMETTEUR</strong></p>



<p><strong>Venue présenter son premier long-métrage dans l&rsquo;auditorium de l&rsquo;IFT, Mimi Bossou-Soedjede a offert un film qui, certes, n&rsquo;est pas dépourvu de maladresses, mais affiche d&rsquo;indéniables qualités qui augurent de belles suites. Ça tombe plutôt bien puisque ce film se veut le premier d&rsquo;une trilogie ainsi que l&rsquo;a annoncé la réalisatrice au cours du débat soutenu qui a suivi la projection.</strong></p>



<p>De nombreux spectateurs, par peur probablement de déchanter sous la pluie, ont déclaré forfait alors que le service de comm de l&rsquo;IFT avait annoncé « complet » plusieurs jours avant la projection. C&rsquo;est donc dans une sale loin d&rsquo;être archi-comble que s&rsquo;est tenue <strong>la projection du tout premier long-métrage de la réalisatrice Mimi Bossou-Soedjede</strong>. Drappée dans une somptueuse tenue émeraude, la couleur de l&rsquo;espoir, elle a affronté le public après la projection de son « Abalo et Afi ». </p>



<p>Nous sommes dans les rues de Lomé. Deux jumeaux sont lâchés dans la nature sans un sou et doivent se débrouiller, après avoir été chassés de leur village car leur mère, qui s&rsquo;est enfuie au Ghana, a été suspectée de sorcellerie ayant entrainé la mort d&rsquo;un enfant. Très vite, ils sont pris en charge par des équipes associatives et découvrent la dure réalité d&rsquo;un terrain dont ils ne soupçonnaient rien et faite de trahison, de violence et pire encore&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="683" height="1024"  alt="" class="wp-image-2270 lws-optimize-lazyload" style="width:640px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-683x1024.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-683x1024.jpg 683w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-200x300.jpg 200w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-768x1152.jpg 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-1024x1536.jpg 1024w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-1365x2048.jpg 1365w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0776-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p><strong>IL Y A CHEF-D&rsquo;OEUVRE ET CHEF-D&rsquo;OEUVRE&#8230;</strong></p>



<p><strong>Le mot « chef-d&rsquo;oeuvre » a résonné à deux reprises dans les interventions du public.</strong> Soyons réalistes car cela par ailleurs ne sert pas celui ou celle qui reçoit ce jugement bien péremptoire : non, « Abalo et Afi » n&rsquo;est pas un chef-d&rsquo;oeuvre, loin s&rsquo;en faut. Bourré de maladresses, il est tout simplement <strong>le premier film d&rsquo;une réalisatrice qui a tout mis pour parvenir à bout de son projet,</strong> avec tout ce que cela suppose d&rsquo;investissement personnel, physique et moral, financier, temporel. Personne, en dehors d&rsquo;Orson Welles avec « Citizen Kane » n&rsquo;a réalisé un chef-d&rsquo;oeuvre avec son tout premier film. Essayons de nuancer donc ce propos&#8230;</p>



<p><strong>SINCÉRITÉ ET DIGNITÉ</strong></p>



<p><strong>Des qualités, « Abalo et Afi » n&rsquo;en manque pas,</strong> indéniablement, à commencer par sa puissante sincérité. On sent l&rsquo;investissement personnel de la cinéaste et scénariste qui par ailleurs réussit ce qui constitue peut-être l&rsquo;atout majeur de son film : <strong>la dignité donnée à ses personnages</strong>. Ces oubliés de la société, ces enfants des rues qu&rsquo;on rabroue si facilement lorsqu&rsquo;on est à un feu rouge et qu&rsquo;ils cherchent à passer un coup de chiffon sur nos pare-brise, ont ici l<strong>a parole, sont mis en lumière</strong>. <strong>Sans misérabilisme</strong>, ce qui leur confère précisément cette dignité et pare le propos d&rsquo;une touche d&rsquo;espoir. Ajoutée à cela, <strong>une tension palpable</strong> que la cinéaste a su faire sentir et qui sert de moteur à son propos et qu&rsquo;incarnent brillamment <strong>les comédiens, tous dirigés avec rigueur et précision</strong>. </p>



<p><strong>UN SCÉNARIO CHAOTIQUE</strong></p>



<p>Là où le bât blesse, en revanche, c&rsquo;est davantage au niveau du scénario où <strong>les deux personnages ne sont pas toujours la colonne vertébrale narrative du film</strong> comme devrait le suggérer le titre (« César et Rosalie », « Nelly et Monsieur Arnaud » ou encore « L&rsquo;Effrontée » pour ne citer que ces trois-là ont tous pour pivot central les personnages de leur titre et auquel se rattachent des protagonistes qui pourraient être modifiés sans que le drame des personnages-titre en soit totalement chamboulé). En ouvrant son film sur une séquence totalement hors propos avec de surcroit une voix off plombante, on se prend à craindre le pire. Fort heureusement, <strong>le film prend sa vitesse de croisière dès qu&rsquo;arrivent les enfants</strong> dans cet enfer urbain. Quelques cadrages et parti pris colorimétriques demeurent également plutôt maladroits. </p>



<p><strong>Film politique malgré lui </strong>mais qui opte pour la résilience plus que la polémique, « Abalo et Afi » constitue donc une assez bonne surprise dans le paysage du cinéma de fiction togolais. On espère donc cette suite promise par l&rsquo;auteure elle-même&#8230;</p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-2271 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-1024x683.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-1024x683.jpg 1024w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-300x200.jpg 300w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-768x512.jpg 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-1536x1024.jpg 1536w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0779-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-2272 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-1024x683.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-1024x683.jpg 1024w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-300x200.jpg 300w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-768x512.jpg 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-1536x1024.jpg 1536w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0780-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>« LE REPONDEUR » de Fabienne GODET</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 09:54:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[AU CŒUR DU MENSONGE Une comédie dont le sujet aurait pu provoquer des tsunamis de]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="756" height="1024"  alt="" class="wp-image-2241 lws-optimize-lazyload" style="width:473px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/repondeur-756x1024.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/repondeur-756x1024.webp 756w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/repondeur-221x300.webp 221w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/repondeur-768x1041.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/repondeur.webp 797w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></figure>



<p><strong>AU CŒUR DU MENSONGE</strong></p>



<p><strong>Une comédie dont le sujet aurait pu provoquer des tsunamis de quiproquos plus ou moins lourdingues mais qui va plutôt prendre la tangente et creuser un sillon plus inattendu, celui du film social un peu vachard perfusé à la drôlerie et à la délicatesse. Difficile d’imaginer que les Américains ne s’emparent ce cette idée géniale (qui a remporté le prix du public lors du dernier festival de l&rsquo;Alpe d&rsquo;Huez) pour l’accommoder à leur sauce…</strong></p>



<p>Un écrivain aussi <a></a>célèbre que désabusé et dont le téléphone portable est le prolongement de sa main embauche un imitateur pour répondre à sa place à tous les appels qui l’empêchent de se concentrer sur son nouveau roman. L’heureux élu, d’origine africaine et artiste vivant difficilement de son art, va jouer le jeu à fond, voire un peu trop…</p>



<p><strong>Une idée de départ absolument géniale</strong> et laissant supposer des barres de rires toutes les trente secondes. Sauf que les connaisseurs du cinéma de Fabienne Godet auront tôt fait d’imaginer tout autre chose et à raison. La cinéaste à laquelle on doit notamment les excellents <strong>« Sauf le respect que je vous dois » (</strong>puissant réquisitoire sur le monde du travail) et <strong>« Une place sur terre » </strong>(un des plus beaux rôles de Benoît Poelvoorde) n’a pas cédé à cette facilité consistant à faire se gondoler une salle durant 90 minutes. <strong>Son cinéma creuse toujours la matière humaine</strong>, la plaçant au premier plan de ses sujets, disséquant chacun de ses personnages avec une acuité d’entomologiste.</p>



<p><strong>Des personnages très travaillés</strong></p>



<p>Il ne faut donc pas attendre avec ce « Répondeur » qui provoque des avalanches d’inévitables péripéties qu’il laisse sur le bas-côté l’étude des personnages. Qu’il s’agisse de l’écrivain (formidable Denis Podalydès), du « répondeur » (Salif Cissé tout en délicatesse) ou des personnages secondaires (la sublime Aure Atika en tête), <strong>chaque protagoniste fait l’objet d’une attention scénaristique</strong> toute particulière, offrant à l’ensemble une tonalité certes humoristique mais également un charme indéniable. Les gags ne relèvent pas de l’artillerie lourde mais du <strong>petit détail qui fait dérailler un train-train</strong> jamais lancé à vive allure : on privilégie toujours la partition allegro ma non troppo à l’agitato, ce qui n’empêchent pas <strong>quelques francs éclats de rire provoqués par cet énorme canular.</strong></p>



<p><strong>Dans l’air du temps</strong></p>



<p>Ni comédie burlesque, ni vraiment comédie romantique (que pourrait sous-tendre l’idylle entre l’imitateur et la fille de l’imité), ce « Répondeur », qui fait s’attirer les opposés de manière très inattendue, constitue donc <strong>une vraie bonne surprise</strong>. On est loin des pitreries des années Molinaro et Zidi. L’air du temps s’invite également dans la partie et <strong>il serait vraiment dommage de louper l’appel que lance ce délicieux répondeur…</strong></p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>« Le répondeur » (2025) de Fabienne Godet avec Denis Podalydès, Salif Cissé, Aure Atika.</p>



<p>Durée : 1h40</p>



<p>Actuellement sur les écrans de cinéma</p>



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<iframe title="LE RÉPONDEUR Bande Annonce (2025) Denis Podalydès, Comédie" width="640" height="360"  frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen class="lws-optimize-lazyload" data-src="https://www.youtube.com/embed/vnvXZ1NL5JU?feature=oembed"></iframe>
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		<title>DVD « BORGO » de Stéphane Demoustier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 18:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[« LES GARDIENS AUSSI PASSENT LEUR VIE EN PRISON » (1) Plus qu’un simple film carcéral, le]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="752" height="1024"  alt="" class="wp-image-2237 lws-optimize-lazyload" style="width:634px;height:auto"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/borgo-752x1024.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/borgo-752x1024.webp 752w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/borgo-220x300.webp 220w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/borgo-768x1046.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/borgo.webp 793w" sizes="(max-width: 752px) 100vw, 752px" /></figure>



<p><strong>« LES GARDIENS AUSSI PASSENT LEUR VIE EN PRISON » (1)</strong></p>



<p><strong>Plus qu’un simple film carcéral, le nouveau film du cinéaste déjà auteur du très réussi «&nbsp;La fille au bracelet&nbsp;» aborde frontalement de nombreux thèmes sociétaux en choisissant de planter le décor sur l’ile dite « de beauté&nbsp;» mais où tout ne brille pas par sa splendeur. Racisme, trahison, quête du profit se taillent la part du lion dans ce film très abouti où Hafsia Herzi, de chaque plan, offre une époustouflante performance récompensée par un César amplement mérité en 2025.</strong></p>



<p><strong>La prison, un peu comme les tribunaux, a toujours inspiré les grands cinéastes</strong>. Mais là où les salles d’audience ont donné de très grands films (de « La Vérité » de Clouzot au récent « Anatomie d’une chute » de Triet en passant par « Le procès Goldman » de Kahn ou, plus anciens, « Le Procès Paradine » d’Hitchcock et « Témoin à charge » de Wilder), <strong>les milieux carcéraux ont plus souvent garni les escarcelles d’un genre cinématographique proche de la série B</strong>. Emergent du lot certes « les Evadés » (bien que très larmoyant tout comme « La Ligne Verte », tous deux signés Darabont), « Un prophète » de Jacques Audiard (qu’on a toutefois le droit de trouver terriblement bavard et long) ou encore « L’Evadé d’Alcatraz » de Siegel et « La grande évasion » de Sturges, tous deux résolument tournés vers la solution de sortir du bourbier carcéral. </p>



<p>En France, restent <strong>le chef-d’œuvre de Jacques Becker, « Le trou » </strong>évoquant également l’évasion et,  moins connu, le terrifiant mais non moins admirable <strong>« Une part du ciel » sur l’univers carcéral au féminin </strong>signé Bénédicte Liénard (2002). </p>



<p><strong>Une très belle leçon de cinéma</strong></p>



<p>« Borgo » qui vient de sortir en DVD, offre à la fois <strong>un grand film sur l’univers concentrationnaire</strong> radicalement différent de tous ceux cités ci-dessus, mais aussi une immense leçon de cinéma que prolongent d’ailleurs d’excellents compléments de programme.</p>



<p>Une jeune femme est mutée comme gardienne dans une prison en Corse. Elle fait rapidement l’unanimité parmi les détenus avec lesquels elle fait preuve à la fois de respect et de fermeté. Mariée à un Africain qui subit un racisme sans ambiguïté, elle prend peu à peu conscience qu’il faut vivre avec le milieu pour que l’existence soit moins pénible. Deux hommes sont abattus à l’aéroport d’Ajaccio. Un commissaire marmoréen mène l’enquête. L’étau va se refermer sur la matonne…</p>



<p><strong>Minutieusement mis en scène par Stéphane Demoustier</strong> (« La fille au bracelet ») avec une alternance de superbes plans-séquence dans les couloirs du pénitencier pour mieux en traduire l’enfermement du personnage à travers ses incessants déplacements et de cadrages hyper serrés qui plongent le spectateur au cœur du propos, « Borgo » se singularise aussi par sa construction. Le cinéaste a en effet opté pour <strong>un enchâssement de deux lignes narratives </strong>qui, durant tout le film décrivent de parfaites parallèles jusqu’au moment où leur croisement s’avère inévitable. Ce procédé narratif, <strong>qui n’est pas sans rappeler certains films de Brian de Palma </strong>(notamment « Snake Eyes » ou « L’impasse » avec les points de vue différents d’une même scène), va insuffler une nervosité salvatrice et une urgence au film. </p>



<p><strong>Un montage «&nbsp;high level&nbsp;»</strong></p>



<p>Mais la subtilité du film ne s’arrête pas là. Jouant sans cesse sur la  capillarité permanente entre confiance et trahison, enfermement et liberté, intérieur et extérieur, la beauté et la laideur de la Corse, brouillant à l’envi les pistes sur lesquelles s’aventurent et parfois se perdent les personnages, le cinéaste, fortement épaulé par un monteur high level, va toujours à l’essentiel : <strong>l’efficacité des images qui montrent l’interdépendance de tous ces milieux et camps que tout oppose. </strong></p>



<p><strong>Hafia Herzi au sommet</strong></p>



<p><strong>La magistrale composition de Hafia Herzi</strong>, comédienne caméléon révélée dans le chef d’œuvre de Kechiche « La graine et le mulet » (qui lui avait valu le César du meilleur espoir féminin), va bien sûr porter le film vers les sommets. Flegmatique, mutique, presque effacée et ne prononçant que le strict nécessaire, puisant sa force dans ce qu’elle a de plus fragile (son équilibre conjugal), elle confère à son personnage ce mystère savamment entretenu qui finit par forcer le respect des détenus. Ses coups de gueule n’en sont alors que plus éclatants. Elle est repartie avec le César de la meilleure actrice lors de la cérémonie en mars dernier. <strong>Une récompense plus que méritée. </strong></p>



<p><strong>Soulignons enfin l’excellence des bonus du DVD où le cinéaste et son chef monteur livrent une passionnante leçon de cinéma en décortiquant les séquences coupées au montage. </strong></p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<ol start="1">
<li>Phrase de Sacha Guitry</li>
</ol>



<p>Borgo, de Stéphane Demoustier, sorti en DVD/Blue Ray</p>



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		<title>DVD : « UN P&#8217;TIT TRUC EN PLUS » D&#8217;ARTUS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 18:41:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
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					<description><![CDATA[UNE ODE À LA DIFFÉRENCE L’un des plus gros cartons au box-office de l’histoire du]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img width="768" height="1024"  alt="" class="wp-image-2233 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/2965930-768x1024.jpg" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/2965930-768x1024.jpg 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/2965930-225x300.jpg 225w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/06/2965930.jpg 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">UNE ODE À LA DIFFÉRENCE</h2>



<p><strong>L’un des plus gros cartons au box-office de l’histoire du cinéma français sort en DVD. L’occasion pour beaucoup de revoir ce «&nbsp;P’tit truc en plus&nbsp;» de l’humoriste Artus. Un très agréable moment que certains handicapés du laisser-aller fustigeront peut-être mais qui se révèle pourtant bien moins bébête qu’il peut en avoir l’air…</strong></p>



<p>L’heure des vacances a sonné. Alice et sa collègue Céline suivent de près l’affrétement du bus qui les mènera ainsi que leurs vacanciers, tous atteints d’un handicap, vers une thébaïde tenue par un couple de Thénardier que cette coexistence semble profondément déranger. Mais au moment de faire monter le dernier voyageur toujours pas arrivé, un duo de pied nickelés, père et fils, qui viennent de commettre le braquage d’une bijouterie, montent dans le bus pour échapper à la police. Le fils n’a d’autre option que de se faire passer pour handicapé alors que son géniteur va devoir bien malgré lui jouer l’accompagnant. La cohabitation va devoir se faire…</p>



<p><strong>10 MILLIONS DE SPECTATEURS</strong></p>



<p>Voici le film qui a attiré plus de dix millions de spectateurs durant son exploitation dans l’Hexagone. D’un sujet très casse-gueule, les auteurs sont parvenus à éviter de sombrer dans un pathos lénifiant et larmoyant, <strong>n’hésitant pas à rire sans complexe</strong> de cet aréopage d’adultes en situation de handicap. Fortement soutenu par une bande-son explosive et une interprétation au cordeau, ce film a, effectivement, un petit truc en plus qu’on pourrait nommer la sincérité. Filmé certes sans génie mais avec l’efficacité nécessaire au genre, ce premier opus d’Artus, humoriste bien aimé des Français, a tout pour plaire. <strong>Ode à la différence et à la toléranc</strong>e, «&nbsp;Un p’tit truc en plus&nbsp;» nous immerge au milieu de ces personnes que, récemment encore, on enfermait par honte et peur du qu’en-dira-t ‘on. Ici, tous ont le beau rôle, la parole leur est donnée et on se prend très souvent à rire de cette leçon d’humanité qu’ils professent avec <strong>bonhomie et spontanéité</strong>.&nbsp;</p>



<p>Indéniablement, <strong>il faudrait vraiment avoir une case en moins</strong> pour ne pas se laisser porter par ce joli moment de cinéma qui réconcilie avec la vie et porte haut les idées qui font avancer le monde dans la bonne direction.</p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>



<p>« Un p&rsquo;tit truc en plus » en DVD.</p>



<p>Compléments de programme  : making of et bande annonce.</p>



<p></p>



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		<title>FESTIVAL DE CANNES 2025 : Mylène Farmer en ouverture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Franck BORTELLE]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 May 2025 12:55:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AGENDA]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA/SERIE]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[AVEC LOGIQUE&#8230; La détentrice de tous les records de vente, aussi bien de disques que]]></description>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="679"  alt="" class="wp-image-2226 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/05/mylene-1024x679.webp" srcset="https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/05/mylene-1024x679.webp 1024w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/05/mylene-300x199.webp 300w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/05/mylene-768x509.webp 768w, https://karangou-info.com/wp-content/uploads/2025/05/mylene.webp 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">AVEC LOGIQUE&#8230;</h2>



<p><strong>La détentrice de tous les records de vente, aussi bien de disques que  de billets de concert, réalisera une prestation lors de la cérémonie d&rsquo;ouverture du prochain Festival de Cannes. L&rsquo;occasion de revenir sur le parcours jalonné, et forcément jalousé,  de cinéma de la chanteuse. </strong></p>



<p><strong>Les rageux se sont lâchés sur les réseaux sociaux </strong>dès qu&rsquo;a été annoncée la participation de celle que tous les fans n&rsquo;appellent plus que par son prénom à la cérémonie d&rsquo;ouverture du prochain Festival de Cannes. Ces mêmes empêcheurs de tourner en rond, qui eux préfèreraient la siffler que la nommer, auraient pourtant tout intérêt à aller vérifier la totale légitimité de cette présence à un tel évènement. En effet, la chanteuse qui domine la variété française depuis maintenant 40 ans, n&rsquo;a cessé depuis ses débuts, de <strong>convoquer le 7ème art </strong>dans son travail&#8230;</p>



<p><strong>Commençons par le début : le patronyme.</strong> « Farmer » a été choisi par l&rsquo;artiste en hommage direct à la comédienne de cinéma Frances Farmer, dont la vie fut une succession de souffrance et d&rsquo;internements. La chanson<strong> « Maman a tort »</strong> fait d&rsquo;ailleurs explicitement référence au film « Frances » (1982) qui relatait la vie de la comédienne. N&rsquo;oublions pas non plus que le titre de cette chanson sera aussi quelques années plus tard (en 2016, réalisé par Marc Fitoussi) celui d&rsquo;un film : hasard ou coïncidence ?</p>



<p><strong>DES CLIPS COMME DE VRAIS FILMS</strong></p>



<p>On peut ne voir aucune référence cinématographique dans la chanson <strong>« Tristana »,</strong> même si un film éponyme existe et signé de l&rsquo;immense Luis Bunuel avec Catherine Deneuve dans le rôle d&rsquo;une jeune femme handicapée, mais il n&rsquo;échappera à personne en revanche que les images du somptueux clip de Laurent Boutonat renvoient à Blanche-Neige et consacre la chanteuse comme une excellente comédienne <strong>(les grincheux savent-ils seulement qu&rsquo;elle a de surcroit fait le Cours Florent ?)</strong>.</p>



<p>Les clips, parlons-en ! Bourrés de référence <strong>(« Barry Lyndon » de Kubrick pour « Pourvu qu&rsquo;elles soient douces »</strong>), ces véritables mini-films aux budgets souvent colossaux ont assis la carrière de la chanteuse-comédienne dans la catégorie « hors normes » dont elle est encore aujourd&rsquo;hui la principale (pour ne pas dire l&rsquo;unique) représentante à travers ses records, le gigantisme des prestations scéniques mais aussi la discrétion qu&rsquo;elle entretient sans jamais se faire oublier. N&rsquo;omettons pas non plus les noms des cinéastes qui jalonnent la carrière de Mylène Farmer : <strong>Abel Ferrara (le clip de « California »), Luc Besson (qui réalise « Que mon coeur lâche ») sans oublier François Hanss </strong>qui réalise plusieurs clips (dont le magnifique et sulfureux « Je te rends ton amour ») et toutes les captations de concerts depuis le début. </p>



<p><strong>COMENCINI, GUITRY, KASSOVITZ, LEAN..</strong>.<strong> ET FREARS !</strong></p>



<p><strong>« L&rsquo;incompris » </strong>de Luigi Comencini, <strong>« La fille de Ryan » </strong>de David Lean (son film fétiche) sont clairement cités (« Elle a dit » sur l&rsquo;album « Monkey me » et en ouverture de l&rsquo;album « Innamoramento » sur le titre « l&rsquo;amour naissant ») lorsque Sacha Guitry et son <strong>« Si Versailles m&rsquo;était conté »</strong> servent d&rsquo;appui au titre « Si vieillir m&rsquo;était conté ». Bien sûr, difficile de ne pas voir dans l&rsquo;entêtant <strong>« M&rsquo;effondre »,</strong> un gros clin d&rsquo;oeil à « La Haine » de Mathieu Kassovitz avec le martèlement de la phrase désormais culte <strong>« Jusque là tout va bien ». </strong>Mais si on ne devait retenir qu&rsquo;une seule chanson qui est née grâce à la cinéphilie de la chanteuse, ce serait sans coup férir l&rsquo;envoutante litanie d&rsquo;amour et de mort qu&rsquo;est <strong>« Beyond my control », </strong>titre directement capturé du film <strong>« Les liaisons dangereuses » de Stephen Frears</strong>. La parolière qu&rsquo;est Mylène Farmer ira jusqu&rsquo;à utiliser la voix de John Malkovich (qui joue Valmont cette adaptation du roman de Laclos) scandant ces trois mots dans le film. </p>



<p>Le cinéma a régulièrement fait appel à Mylène Farmer également en tant qu&rsquo;actrice. <strong>« Giorgino » </strong>de son alter ego musical et réalisateur des premiers clips Laurent Boutonnat sera le premier long-métrage où apparaîtra la chanteuse. S&rsquo;ensuivront quelques opus supplémentaires dont <strong>« Ghostland » </strong>de Pascal Laugier qui quelques années plus tôt réalisait le clip de la chanson « City of love » (album « Interstellaires ») très inspiré de <strong>« Psychose » </strong>d&rsquo;Hitchcock et de l&rsquo;univers de <strong>Tim Burton</strong>. Souvenons-nous également du film <strong>« Presque rien »</strong> de Sébastien Lifschitz dans lequel un des personnages parodiait la chanson « Libertine ».</p>



<p><strong>DEUX CHANSONS DE FILMS</strong></p>



<p>A deux reprises, la chanteuse prêtera sa voix pour des génériques de films. Pour le dessin animé « Les Razmokets à Paris » (2000), elle écrit et interprète le très ambivalant <strong>« L&rsquo;histoire d&rsquo;une fée, c&rsquo;est »</strong> et bien sûr, c&rsquo;est sa voix envoutante qui saisit le spectateur à la fin de <strong>« Jacquou le Croquant » (2007) </strong>de Laurent Boutonnat avec le magnifique <strong>« Devant soi ». </strong></p>



<p>Si l&rsquo;on ajoute à cela la coécriture de quelques scénarios de ses clips (« l&rsquo;Ame Stram Gram », « Tristana »), force est de reconnaître que la légitimité de la chanteuse au Festival de Cannes (où elle fut d&rsquo;ailleurs jurée en 2021 avec Spike Lee comme président) n&rsquo;est plus à prouver. N&rsquo;en déplaise à ceux qui confirment que <strong>« pour plaire aux jaloux, il faut être ignoré ». </strong></p>



<p><strong>Franck BORTELLE</strong></p>
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