UN SHOW BIEN FOUTRAQUE

Si d’un point de vue chorégraphique, l’ensemble de spectacle tient plutôt la route, on en déplorera toutefois l’aspect terriblement foutraque que ne rehausse pas certains partis-pris scénographiques ineptes. Reste un choix plutôt judicieux des morceaux musicaux même si le lien entre eux ne brille pas par son évidence.

Un retard de plus d’une demi-heure, un début de spectacle où les performers se livrent à un solo au beau milieu des spectateurs (rendant la chose invisible pour ceux qui étaient assis à l’autre bout de la jauge : bien vu le scénographe !) : tout cela ne partait pas du meilleur pied, en dépit de morceaux de musique bien choisiq, Bee Gees et Imagination en tête.

La proposition : on fait quoi en attendant l’arrivée de ce mystérieux James B. ? Pour l’identité du gars en question, on a bien compris qu’il ne s’agirait pas de 007 et qu’il faudrait orienter la recherche pour élucider ce secret de polichinelle du côté de la musique des années 70. Bref, on fait quoi en attendant l’arrivée en fanfare du James ? On danse, pardi ! Et en montant enfin sur la scène, ce qui semble frappé de bon sens…

TEXTES ET PRÉTEXTE SANS INTÉRÊT

Le texte et le prétexte, disons le clairement, sont nuls et sans intérêt et ce n’est pas cet énième rappel à l’ordre à l’attention des racistes de tout poil qui change grand-chose : les danseurs ne sont pas comédiens et ça se voit, ça se sent et surtout ça s’entend. « Tais-toi et danse » serait le mot d’ordre qu’on aurait envie de leur intimer… Et force et de constater qu’à partir du moment où ça danse, ça danse plutôt bien, forcément…

Un spectacle qui, par conséquent, débarrassé de certaines scories, pourrait immanquablement s’avérer bien plus présentable, d’autant que le petit after qui a permis aux spectateurs de s’amuser était plus que bienvenu.

Franck BORTELLE

2 thoughts on “DANSE : « En attendant James B. » à l’Institut français de Lomé (25 juillet 2025)

  1. Cher monsieur,
    Votre plume est aussi bête que méchante et d’une vulgarité rare.
    Depuis les années 60, les danseurs dansent dans le public, déjouant la place du spectateur mais un grand pan de l’histoire de la danse a du vous échapper.
    Quand aux différents niveaux de lecture de James B, même le plus basique semble hors de votre portée.
    je sens dans vos paroles une animosité qui ressemble étrangement à une vengeance…
    Votre hargne fait que vous n’êtes pas digne d’être un critique d’art, nous n’êtes qu’un valet.
    Bien à vous,
    H.T.L.

    1. Même pas envie de m’étendre sur un tel sujet. Si vous êtes stupide au point de considérer qu’un journaliste peut se venger sur quelqu’un qu’il ne connait pas, c’est que vous tirez à boulets rouges sur une corporation dont vous ne savez vraiment pas grand-chose… Mais tout ce que m’a apporté ce métier (que j’ai exercé des années durant pour autre chose que des spectacles qui n’existent que grâce à la générosité de la diplomatie culturelle…), me suffit pour savoir ce que je vaux. Suffisamment de contacts encore aujourd’hui dans ce milieu quitté pourtant depuis 12 ans corroborent mon sérieux, mon honnêteté intellectuelle et mon sens de l’écrit. De toute évidence, votre aigreur n’est que le fruit de votre orgueil mal placé et bien sûr vous ne vous focalisez que sur certains points de mon article. Tout cela est tellement classique finalement que je vais opter pour la meilleure des attitudes : en rire…
      PS : inutile de publier deux fois la même chose.

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