UN SHOW BIEN FOUTRAQUE

Si d’un point de vue chorégraphique, l’ensemble de spectacle tient plutôt la route, on en déplorera toutefois l’aspect terriblement foutraque que ne rehausse pas certains partis-pris scénographiques ineptes. Reste un choix plutôt judicieux des morceaux musicaux même si le lien entre eux ne brille pas par son évidence.

Un retard de plus d’une demi-heure, un début de spectacle où les performers se livrent à un solo au beau milieu des spectateurs (rendant la chose invisible pour ceux qui étaient assis à l’autre bout de la jauge : bien vu le scénographe !) : tout cela ne partait pas du meilleur pied, en dépit de morceaux de musique bien choisiq, Bee Gees et Imagination en tête.

La proposition : on fait quoi en attendant l’arrivée de ce mystérieux James B. ? Pour l’identité du gars en question, on a bien compris qu’il ne s’agirait pas de 007 et qu’il faudrait orienter la recherche pour élucider ce secret de polichinelle du côté de la musique des années 70. Bref, on fait quoi en attendant l’arrivée en fanfare du James ? On danse, pardi ! Et en montant enfin sur la scène, ce qui semble frappé de bon sens…

TEXTES ET PRÉTEXTE SANS INTÉRÊT

Le texte et le prétexte, disons le clairement, sont nuls et sans intérêt et ce n’est pas cet énième rappel à l’ordre à l’attention des racistes de tout poil qui change grand-chose : les danseurs ne sont pas comédiens et ça se voit, ça se sent et surtout ça s’entend. « Tais-toi et danse » serait le mot d’ordre qu’on aurait envie de leur intimer… Et force et de constater qu’à partir du moment où ça danse, ça danse plutôt bien, forcément…

Un spectacle qui, par conséquent, débarrassé de certaines scories, pourrait immanquablement s’avérer bien plus présentable, d’autant que le petit after qui a permis aux spectateurs de s’amuser était plus que bienvenu.

Franck BORTELLE

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