EN ATTENDANT LA TROISIÈME…

La deuxième édition du Festival des Masques s’est déroulée ce week-end dans la capitale béninoise. Malgré une organisation en dents de scie, les spectacles, disséminés dans toute la ville, ont mobilisé un large public. Une fête réussie qui a fait la part belle à la couleur et aux rythmes. Un régal des yeux, incontestablement.

Le programme s’annonçait plus qu’alléchant avec des spectacles proposés dans les hauts lieux vaudous de la capitale béninoise. Pour sa deuxième édition, le Festival des Masques a globalement tenu ses promesses. Malgré quelques impairs notamment pour les accréditations presse et des changements de programme de dernière minute, les prestations annoncées ont pu avoir lieu.

De nombreux pays représentés ont donné toute leur énergie et leur talent pour épater un public venu très nombreux. Ainsi les Ivoiriens ont assuré un show mémorable où la technicité rendait l’art encore plus puissant, encore plus bluffant. Les musiciens, virtuoses, n’étaient pas en reste car on sait que du côté d’Abidjan, Yamoussoukro ou Bouaké, on n’échappe pas au démon de la danse. Parés d’une tenue sublime entre mauve et blanc, les artistes ont livré une prestation étourdissante en hommage à la tradition baoulée.

Mais c’est bien sûr le grand rendez-vous qui, un peu comme un moment de bravoure dans un film, a fait focaliser l’attention à la fois des organisateurs et des badauds. La grande parade, pour laquelle un dispositif scénique impressionnant avait été érigé, promettait un gros melting-pot de nationalités. Apparemment, les choses ont été revues à la baisse mais les Béninois du nord, les Ivoiriens et les Nigérians ont redoublé de présence pour enchanter la tribune officielle où s’étaient installés autorités diverses et variées, dont le président de la République Patrice Talon qui, casquette vissée sur la tête et tenue décontractée, a semblé savourer cet instant loin de ses obligations professionnelles.

Tenues d’une richesse inouïe tant au niveau des formes que des assortiments de couleurs, exercices de haute voltige époustouflants de lancers de capes mêlés d’acrobaties parfaitement maîtrisées ont permis de hisser haut cette parade flamboyante. On attend l’édition prochaine avec d’autant plus d’impatience…

Franck BORTELLE

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